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Jean-François Scherlen témoigne de son engagement au sein du scoutisme

Dernière mise à jour : 3 mai 2022

Scout au cours des années 60 à Remiremont, notre ami Jean-François Scherlen nous fait partager toutes les belles années de sa jeunesse qu'il a vécues au sein de la grande famille du scoutisme. Toujours aussi dynamique et rendant service, il est aujourd'hui vice-président de l'association "100 ans de scoutisme à Remiremont". Un homme sur qui on peut compter ! Merci à toi Jean-François pour ton engagement sans faille dans le cadre de l'organisation des festivités des 2 et 3 Juillet prochains.

J.C Bigorne


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Interview Jean-François Scherlen


Mardi 15 Février 2022


"Dès l’âge de 7 ans, avec les louveteaux, j’ai découvert la nature, en apprenant d’abord à m’y intégrer avec de longues marches dans la forêt, des nuits passées sous la tente, des ‘débarbouillages ‘dans un ruisseau, des repas au feu de bois façon trappeur, des jeux d’observation …

Dans la meute, j’ai aussi appris à vivre avec les autres. Durant toute ma vie j’ai retenu les maximes enseignées par nos cheftaines, avec ce moyen mnémotechnique: le louveteau pense d’abord aux autres, le louveteau ouvre ses yeux et ses oreilles, le louveteau est toujours propre, le louveteau dit toujours vrai et le louveteau est toujours gai.

Sans oublier la BA, bonne action, à faire chaque jour et le ‘ maître mot’ : « de notre mieux ».

Ce qui n’empêchait pas de faire des bêtises.

Je me souviens qu’en 1963, à l’occasion de la construction par les scouts d’un abri de bus place des travailleurs, nous les louveteaux, nous avions été chargés de repeindre les bancs situés le long du boulevard Thiers. Nous avions ‘fait de notre mieux’, mais nous avions oublié de mettre des pancartes ’peinture fraîche’ et plusieurs promeneurs ont constaté, trop tard, que la peinture n’était pas encore sèche !

A 13 ans, finis les louveteaux, vivent les rangers, avec Dédé PIERRAT, assisté par Jean-Claude BIGORNE, Michel THOMESSE, François BITTERLY et Jean-Paul HAINGRAY.

En 1965, au camp de la ‘Pierre du loup’ à Orbey, nous avons appris à dominer notre peur en descendant en rappel une grande roche qui se trouvait sur place, ou en allant la nuit dans un vieux cimetière militaire allemand.

« Le Christ et notre ami, les autres sont nos frères, nous méritons confiance. »

Au camp, cette jolie phrase était inscrite en grosses lettres sur un panneau de bois.

Nous la lisions tous les jours mais cela ne nous empêchait pas de faire des conneries.

Une nuit, nous étions tous excités et nous avons fait le cayon dans les tentes. A minuit, les chefs nous ont fait nous lever, remplir les sacs à dos et nous voilà partis faire une marche forcée dans le col du linge. Au petit matin, les plus fatigués, ce n’était pas nous !

En 1964, c’est le camp à Saint Nicolas de Véroce en Haute Savoie. Lors d’un un raid qui commençait par l’ascension du Mont Joli, nous nous sommes perdus dans le brouillard et dans la neige qui nous avait surpris durant la nuit. Nous avons eu la trouille, mais les chefs qui nous attendaient au camp l’ont eu aussi, et ils ont été soulagés de nous voir revenir au camp sains et saufs.

Autre anecdote : à table, dans un mouvement d’humeur, j’ai fait valser le plat de tomates présenté avec trop d’insistance par mon ami Gérard ANDRE, dit ‘coyote’, alors que je n’en voulais plus. Cela nous a valu, à tous les deux, de vider le trou des feuillées avec une pelle bêche !

« Le scout met son honneur à mériter confiance ». Nous l’avons appris chez les pionniers avec nos chefs, Jean-Marie DUC et Christian RUER, dit ‘Coco’.

En 1966, nous avons construit des canoës, démarrés aux Grands Jardins et terminés dans la toute nouvelle base de St Anne. En camp d’été, nous avons descendu la rivière’ l’Ognon’, de Villersexelle à l’Abbaye d’Acey, sous la surveillance de notre maître nageur, Jean SPITZ et l’assistance spirituelle de l’abbé Bernard AUBRY, notre aumônier.

Cette belle aventure a été reconduite en 1969, le parc des canoës étant alors renforcé par des ‘Mississipi’, bateaux en polyester pouvant embarquer 4 scouts. Cette année là, le soleil était au rendez-vous et les coups de soleil aussi !

En 1975, j’ai eu le plaisir d’encadrer la troupe avec son chef Bernard DIEUDONNE, pour une nouvelle descente de l’Ognon.

Camp familiale pour moi, car faute d’encadrement, j’avais embauché mon frère et pour l’intendance, ma sœur et son mari accompagnés de leur fille de 4 ans.

J’ai retrouvé avec joie l’ambiance scoute en 1991, au cours des 70 ans à Remiremont en 2008 au Peutet et en 2019 avec l’exposition aux archives municipales de Remiremont.

Arrivé à l’âge de 70 ans et me retournant vers mon passé, je me rends compte que tout ce que j’ai pu apprendre sur les bancs de l’école, du catéchisme ou dans ma famille, n’a pas suffit à donner le vrai sens de ma vie.

Louveteau, rangers, pionnier : le scoutisme a forgé toute ma jeunesse. J’y ai appris le goût de l’effort gratuit, la satisfaction du travail bien fait.

J’ai découvert la nature et appris à la respecter en tant que création de Dieu, cette beauté que je devais préserver. L’amour de la nature ne m’a jamais quitté.

La vie en groupe, avec des règles différentes de celle de la famille ou de l’école, m’a appris l’entre aide, la solidarité et la camaraderie. J’ai appris la joie de chanter qui ne m’a jamais quittée ; celle aussi d’accompagner les copains à la guitare.

Tout acte réalisé dans l’esprit scout plaît à Dieu et scoutisme nous relie à Jésus, intimement et profondément, pour toujours.

Aussi, quel bonheur et quelle chance d’avoir partagé ma jeunesse avec le scoutisme !"




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