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L'abbé Jacques Heinrich a rejoint son père du ciel

Dernière mise à jour : 6 mai 2022


Après son ordination en 1959, l’abbé Jacques Heinrich, alors âgé de 25 ans, sera nommé vicaire à Remiremont. Il laissera un bon souvenir dans la cité des Chanoinesses à deux titres : aumônier des scouts et guides et chef de chœur de la chorale paroissiale.

Il sort major de l’Ecole des Sous-officiers

L’abbé Jacques Heinrich est décédé le dimanche 1er mai 2022, à la maison de retraite de l’Accueil de la Vologne à Granges-Aumontzey, à l’âge de 88 ans.

Source : site internet du Diocèse de Saint-Dié : « Jacques Heinrich est né le 23 avril 1934 à Saint-Dié, second d’une famille de 4 enfants (3 sœurs). Il entre au petit séminaire en classe de sixième, puis fait le grand séminaire à Saint-Dié. Jacques parlait souvent de ces années de guerres et des divers établissements qu’il a fréquentés dans ses jeunes années. Des années où il éprouve le manque, mais où l’amour de ses parents l’a toujours soutenu dans sa vocation survenue très jeune. A 17 ans, avec l’accord de ses parents, et celui du supérieur qui hésite à le voir entrer au grand séminaire, il fait une coupure de 30 mois de Service Militaire. Il sort major de l’Ecole des Sous-officiers et part en Tunisie. Il est invité à faire Saint Cyr, mais souhaite devenir prêtre diocésain et renonce à une carrière militaire. Cependant il doit encore attendre un an (« le supérieur, encore une fois, n’a pas voulu de moi »). Il commence des études supérieures, tout en étant surveillant à la Malgrange à Nancy. Il renonce à passer sa licence de lettres pour entrer au séminaire. Il y parvient en 1955, mais il est rappelé pour la guerre en Algérie en 1956. Il devient prêtre le 11 avril 1959 ».

Jean-Claude Bigorne au côté de l'abbé Jacques Heinrich en 2018 à Contrexéville


Aumônier des scouts et chef de chœur

Durant son passage à Remiremont, entre 1959 et 1963, il fut aumônier des Scouts et Guides de France et participera à plusieurs camps dont celui de Villingen en Allemagne. Bon musicien, il animera l’imposante chorale paroissiale de l’époque durant son ministère dans la cité des Chanoinesses. Il sillonnera les Vosges au cours de ses différents ministères : Saint-Dié, Bruyères, Neufchateau, Rambervillers,... C’est en 1999 qu’il posera ses valises à Contrexéville comme curé solidaire de la Paroisse St-Basle.

Source site internet du diocèse de Saint-Dié : « L’abbé Jacques Heinrich aimait les gens. Exigeant pour lui-même, il comprenait et accueillait avec un regard de foi et de bienveillance toute situation qui se présentait. Il aimait accueillir chez lui pour une visite, un bon repas, mais prendre aussi sa voiture et se déplacer pour des visites chez les gens. Très sensible, il savait montrer l’amour du Christ pour chacun. Franc et direct, on savait ce qu’il pensait. Jacques aimait chanter. La nature lui avait donné une voix qui, dès le séminaire, l’a conduit dans diverses chorales. Il chantait encore ces dernières années dans le groupe choral d’hommes de Contrexéville. Cette voix, il l’a mise tout particulièrement au service de la liturgie depuis toujours. Il impressionnait jusqu’à récemment bien des personnes lors des célébrations ! Jacques avait le souci des « périphéries ». En cela il est resté fidèle à son engagement à la Mission de France avec le souci des plus petits et des personnes qui sont éloignées ou en marge de l’Eglise. Jacques a traversé toutes ces années de ministère en vivant les changements et les évolutions de la société et de l’Eglise. Il a vécu le concile Vatican II dans ses toutes premières années de ministère. Il lisait beaucoup et se tenait au courant des questions de société. Il y a 3 ans, après une mauvaise chute sur le verglas qui l’a immobilisé à l’hôpital pendant plusieurs semaines, il s’est attelé, entre autres, à la lecture d’une somme exégétique de 1600 pages ! Ses confrères prêtres et diacres, et plus largement ses amis croyants ou non, tiennent à témoigner de sa foi profonde et rassurante. De ses questions aussi qu’il savait partager sur sa vie d’homme et de croyant. Jacques aimait enraciner la foi dans l’humanité de chacun ».

Ses obsèques ont été célébrées en l’église Saint-Martin de Saint-Dié-des-Vosges le mercredi 4 mai dernier. Elles furent suivies de l’inhumation au cimetière de Saint-Dié (rive droite).

J.C Bigorne


Avec l'abbé Jacques Heinrich (à gauche) au camp d'été en 1960 à Villingen en Forêt Noire (Allemagne).

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