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Le témoignage de Jean Paul Hingray


A l'occasion du centenaire du scoutisme romarimontain nous avons recueilli le témoignage de Jean Paul Hingray qui fut Scout de France mais aussi Scout Unitaire de France. Diacre depuis plusieurs années au sein de la Paroisse du Saint Mont il a officié durant la messe à l'abbatiale du dimanche 3 Juillet 2022 au côté de l'aumônier actuel, l'abbé Claude Durupt.

Voici repris stricto sensu son témoignage :


« Le bonheur ne vient pas à ceux qui l'attendent assis. »


Cette citation de Lord Robert Baden Powel n'est-elle pas d'actualité...

« Le bonheur, plus on le partage et plus on a...

La véritable réussite dans la vie c'est le bonheur...

Le bonheur ne vient pas à ceux qui l'attendent assis. »

Dans mon enfance, je collectionnais les images des tablettes de chocolat SUCHARD qui faisaient connaître les joies du scoutisme...

Puis j'ai eu l'occasion de rencontrer des jeunes heureux et qui vivaient une véritable amitié en toute liberté, autour d'un feu de camp en chantant sous les étoiles, à Rupt-sur-Moselle et j'avoue que j'en ai tellement rêvé que j'ai eu envie de les rejoindre... je ne savais pas que ma vie allait être toute entière façonnée, guidée par cette éducation scoute résumée en quelques mots : « De notre mieux... toujours prêts... à servir. » vous avez reconnu les devises des louveteaux, des éclaireurs et des routiers...

Heureux, oui, nous étions nés après la deuxième guerre mondiale et n'avions pas de grands besoins matériels... mais comme chacune et chacun, nous avions besoin de copains, et chez les scouts, j'ai fait l'expérience de véritables amitiés, dans la confiance et la fraternité... « Le scout met son honneur à mériter confiance... » ce premier article de la loi scoute ne serait-il pas le fondement de notre vie en société ? Et aussi « le scout est l'ami et le frère de tout autre scout... »

Qu'en est-il aujourd'hui des relations humaines en vérité (sociales, familiales) ?

Et, pour en revenir au bonheur, qu'est ce qui nous rend heureux aujourd'hui ?

Chez les scouts, j'ai vu des enfants heureux... des adultes heureux... des jeunes qui ont retrouver un sens à leur vie, qui ont retrouvé confiance en eux... qui se sont dépassés pour les copains, avec les copains... qui ont donné du temps, de leur temps … pour créer un peu plus de bonheur, de joie de paix... chez eux, dans leurs villes ou à l'étranger au service des plus pauvres et des plus démunis... (camp routier SUF pour aider à un village détruit par un tremblement de terre en Italie, Compagnons scouts de France qui accueillent pour un été 12 enfants plongés dans la Guerre du Liban, camp en Guinée avec des scouts locaux pour alphabétiser des jeunes de la rue... un « chantier pour la paix » avec des scouts Palestiniens...)

J'ai vu des enfants, des jeunes qui sont devenus des adultes et qui, a leur tour, ont transmis ces valeurs humaines du scoutisme, qui ont mis en œuvre le verbe « servir », non pas « se servir » mais se mettre au service, dans tous le domaine et à tous les niveau de la société...

N'est-ce pas ici que nous rejoignons le message chrétien :

«Tout ce que vous voudriez que les autres fassent pour vous,faites-le pour eux, vous aussi.» Mat 6,12)

« Il y a plus de bonheur à donner qu'à recevoir. » (Actes 20,35)

Pour moi le papa, le papy, y a-t-il plus belle récompense que de voir le regard émerveillé de ses enfants ou de ses petits enfants qui rentrent de camp...

« quand je serai grand, je serai compagnon... » me dit un jour un petit louveteau... ne dit-on pas que « le rêve ne s'use que si l'on ne s'en sert pas » ?

Oui, le scoutisme n'est pas d'abord une organisation mais un mouvement éducatif qui met en mouvement chaque jeune, dans toutes les dimensions de sa personne...

Baden Powel disait : «... dans chaque jeune, même la pire des crapules, il y a toujours 5% de bon qui méritent d'être mis en valeur... » Nous les adultes, les éducateurs, y croyons-nous ?

Avons-nous cet « à priori » de confiance ? Saurons-nous découvrir ces «5% de bon qui méritent d'être mis en valeur » ?

Nous pouvons dire que le scoutisme est l'école de la débrouillardise, mais il me semble que le plus important n'est pas le « savoir faire », mais le « savoir être », le savoir vivre en société en devenant créateur de liens de fraternité, dans le respect des différences et des cultures...

Faire route ensemble pour que chacun trouve son chemin... quel beau projet !

C'est cela « être scout ».


Jean Paul HINGRAY




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